Clément Carvin

Director

BIOGRAPHIE

Après avoir étudié le cinéma à Aix-en-Provence et la philosophie à Paris, Clément Carvin devient enseignant. Brando est son premier court-métrage. En filmant l'actualité d'un lieu réel, la fermeture de la carrière de Brando dans le Cap Corse, il traite plus généralement de la mort des choses et du désir d'éternité que peut ressentir son héros, Sami, un ouvrier mutique épris d'une femme idéalisée. Son prochain scénario poursuit ce questionnement. Il s'intitule Roserai des vivants et suit un jardinier algérien entretenant avec difficulté un petit cimetière de guerre allemand dans un quartier populaire de Bastia. J'ai réalisé ce premier court-métrage Brando pour mettre en images des tensions qui me questionnent : tensions entre le matérialisme et la mystique, entre la réalité matérielle et l'idéal visionnaire. Filmer me permet de chercher dans la nature, des élévations spirituelles correspondant à des désirs d'éternité mais également de les briser par des forts contrastes, comme ceux du spectacle triste de la mort des choses. Brando est volontairement pauvre en récits. Il constitue davantage un point de vibrations où diverses forces naturelles, temps faibles et évènements vécus se recoupent pour questionner l'éternité ou son absence. Sami nous accompagne dans ce questionnement méditatif, son récit médiatise un espace entre la matière et l'esprit. Or, même si le générique d'ouverture de Brando fait explicitement référence à un texte sacré de l'Avesta, ce court-métrage n'a pas pour vocation d'être un prêche religieux. Au contraire, il est davantage une provocation, une mise en doute du désir d'éternité et du rapport, probablement impossible, que Sami, cet homme simple en recherche d'absolu, peut entretenir avec l'infini.

FILMOGRAPHIE